Pour le Développement de la Science et de l'Innovation

Le cycle Pour le Développement de la Science et de l’Innovation, #PDSI contribue à décrypter et présenter des solutions répondant aux enjeux de transition économique, sociétale, technologique, numérique et/ou environnementale.

Prochaines dates de rencontres : 

Les replays

11 janvier 2024 - Les messages de l'ARN ou l'hérédité sans ou avec gènes ?

Les années Covid 19 ont apporté un éclairage particulier sur l’ARN et son utilisation vaccinale. Pour beaucoup cependant, l’information ne fut pas traduite en connaissance. Nombreux sont ceux pour qui l’ARN, les challenges qui l’entourent, les perspectives d’emplois, … restent en majeure partie inconnus, sans compter son rôle dans la biologie et la génétique.

Jusqu’où et comment l’ARN appartient, selon l’expression de François Jacob, à la logique du vivant ? Sommes-nous gouvernés en partie par des gènes qui n’en sont pas ? Le vivant est-il stochastique, livré au hasard de l’environnement ?

Quels qu’ils soient, les messages que l’ARN délivre, (l’ARN messager), comme leurs interceptions avant leurs lectures, (l’ARN régulateur), ouvrent d’immenses perspectives pour la compréhension et la maîtrise de nos vies et de nos maladies, justifiant d’en connaître mieux les mécanismes d’action.

Intervenants: Patrice Debré, Thierry Ziegler

14 décembre 2023 - Le boom des CAR-T cells : la biothérapie « Serial killer » des tumeurs

La thérapie CAR-T cell, cette forme révolutionnaire d’immunothérapie contre le cancer est reconnue comme « médicament innovant ». Ce traitement transformateur a le potentiel de guérir le cancer d’un seul coup.

Pour mieux explorer cette révolution thérapeutique, nous plongerons dans l’univers d’un CAR-T en définissant leur nature et en présentant les avancées de la recherche, ainsi que les enjeux médicaux. Nous verrons comment s’est déroulée la transition entre activité de recherche et innovation au sein de Mnemo Therapeutics.

Vous découvrirez ensuite les coulisses de la production industrielle des cellules CAR-T en abordant les processus de production, d’optimisation et les défis stratégiques du projet T2Evolve, qui ouvrent la voie à une réflexion approfondie sur l’avenir de ces thérapies révolutionnaires.

En quête de synergies entre recherche et industrie, nous présenterons le projet DIM BioConvergence qui vise à renforcer les connexions et la transversalité dans le domaine des biothérapies et de la bioproduction pour répondre aux enjeux de santé.

Intervenant(e)s : Sebastian Amigorena, Hélène Negre, Amanda Silva Brun

16 novembre - Ordinateur quantique : pourquoi il ouvre de nouveaux horizons

L’ordinateur quantique est une révolution en matière de vitesse de calcul complexe, par rapport aux ordinateurs classiques que nous utilisons quotidiennement. Basé sur les principes de la mécanique quantique, ce type ordinateur utilise des qubits – les unités de calcul quantiques – qui, contrairement aux bits classiques, peuvent exister dans un état de superposition, combinant ainsi différentes valeurs simultanément.

Cette propriété fondamentale de la mécanique quantique, qu’il nous est difficile d’appréhender, permet à l’ordinateur quantique de simuler des systèmes complexes tels que les réactions chimiques, les interactions moléculaires et les phénomènes quantiques.

Cette capacité pourrait accélérer la découverte de nouveaux médicaments, l’optimisation de processus industriels, et avoir un impact significatif dans divers domaines tels que la logistique, la planification des transports, l’analyse des données, afin d’obtenir des solutions plus optimales et d’économiser des ressources.

Cette conférence sera l’occasion de comprendre comment fonctionne un ordinateur quantique et pourquoi son utilisation va nous faire passer des caps technologiques majeurs. Avec nos experts nous répondrons aux questions sur les impacts à la fois économiques, sociétaux et environnementaux.


Intervenants : Thierry Debuisschert, Loïc Henriet, Philippe Robin


5 octobre 2023 - Transformation des aliments : jusqu’où peut-on aller ?

Cuisiner, c’est par définition transformer physiquement, chimiquement, biologiquement nos aliments par des découpes, mélanges, cuissons, fermentations qui modifient leurs propriétés nutritionnelles et gustatives. Si ces actions ont forgé la cuisine depuis des centaines de milliers d’années, l’Homme a accès depuis quelques dizaines d’années seulement à des procédés technologiques de transformation qui dépassent tout ce que nous pouvions faire jusqu’à présent, notamment dans le degré de déstructuration/extraction/ restructuration des aliments.

Si ces approches ont la même finalité (produire des aliments nutritifs et savoureux à partir d’une matière première disponible en quantité limitée), elles n’ont pas les mêmes contraintes et s’opposent dans leur perception par le consommateur, entre une alimentation maison de l’instantané (on cuisine, on passe à table) et une alimentation industrielle à consommation différée (on transforme, on distribue).

Cette conférence sera l’occasion de réfléchir à ces différents modes de consommation et leurs conséquences/impacts (sanitaires, écologiques, économiques, culturelles,…) sur l’évolution récente de notre alimentation et de notre modèle industriel.


Intervenant(e)s : Christophe Lavelle, Simon Ferniot, Catherine Le Louarn


28 septembre 2023 - Gustave Eiffel, ingénieur, entrepreneur : un exemple à suivre ?

Aujourd’hui, la France est à l’aube d’une renaissance de son industrie et pour l’accompagner nous devrons trouver des hommes et des femmes, tel Gustave Eiffel en son temps, pour relever ces nouveaux défis. Alors qui était Gustave Eiffel ? Les entreprises créées par cet homme sont-elles toujours d’actualité ? Quels enseignements pour demain ?

Intervenants :Roland Lescure, Jean-Pierre Rivet, Julien Rogé, Bertrand Lemoine


22 juin 2023 - Energie solaire : quelle recherche pour quelle économie ?

Le savoir-faire énergétique et la position de cinquième gisement européen en matière d’ensoleillement font que la France a la possibilité de devenir un territoire d’industrie et d’action majeur dans l’énergie solaire.

De fait, les récentes lois et réglementations mettent le solaire de plus en plus au cœur du mix énergétique français. Et deux objectifs majeurs ont été assignés à l’énergie solaire :

Apporter une réponse à des besoins énergétiques locaux pour alimenter le bâtiment ou le quartier en chaleur et en électricités produites au plus près

Alimenter le bouquet électrique et thermique national et régional avec le développement et l’exploitation de centrales de production d’électricité ou de chaleur solaire.

Toutefois, malgré son ambition, la France affiche un réel retard en matière d’ENR et de déploiement du solaire en particulier. Qu’en est-il des efforts de recherche dans le domaine de l’énergie solaire ? Qu’en est-il des investissements et des innovations au regard des réglementations et de l’état du marché aujourd’hui et pour l’avenir ?

Pour en débattre nos experts du CNRS et de RGreen Invest présenteront l’état de la recherche et leur analyse de la situation, avant de répondre aux questions du public présent à l’Hôtel de l’Industrie.

Intervenants : Pere Roca i Cabarrocas, Cédric Lacaze

11 mai 2023 - Un monde à risques de pandémies : vers quelle biorévolution industrielle ?

Ouverture de cette conférence, les principaux facteurs de risque de pandémies seront exposés avec les aspects historiques, socioculturels, démographiques et comportementaux, depuis le XXe siècle jusqu’à la pandémie de Covid-19. Puis un exemple de solution française innovante pour faire face à une épidémie sera présenté avant le débat entre les deux intervenants et le public présent à l’Hôtel de l’Industrie.

Intervenant(e)s : Patrick Berche, Chiraz Khayat, Patrice Debré

12 avril 2023 - Quelle agro-industrie pour une Europe agro-écologique?

Si la production devait devenir plus extensive pour conserver la biodiversité et avoir une performance bas-carbone, quelles installations et équipements seraient nécessaires :

  • Pour produire ?
  • Fertiliser la terre, obtenir les semences, associer les cultures, récolter, produire le lait et la viande…
  • Pour transformer et conditionner ?
  • Préparer les aliments, les conserver, les emballer…
  • Pour commercialiser ?
  • Acheminer les produits sur le lieu de vente, respecter les normes d’hygiène, informer les consommateurs…


Intervenants
: Xavier Poux, François Henry

23 mars 2023 - De la guerre froide à ChatGPT : comment les ordinateurs ont-ils appris à écrire ? Quelle révolution industrielle ?

L’intelligence artificielle et, plus récemment, les modèles de langue tels ChatGPT ont largement défrayé la chronique. Mais comment en est-on arrivé là ? Nous montrerons comment d’un logiciel de traduction automatique balbutiant apparu dans le contexte de la guerre froide, nous sommes arrivés, en l’espace de quelques années, à produire d’impressionnantes aides à la rédaction. Nous évoquerons également le potentiel et les limites de ces nouveaux modèles. D’un point de vue industriel, Microsoft investit 10 milliards de dollars dans OpenAI/ChatGPT, Google présente son projet Bard. Cela créé des enjeux industriels très forts que nous analyserons en profondeur lors de cette présentation.

Intervenant(e)s : Claire Gardent, Patrick Constant, Jean-Gabriel Ganascia


16 février 2023 - Obésité et surpoids : le piège du contrôle. Comment y échapper ?

L’obésité est une maladie chronique de la nutrition, due à un excès de masse grasse corporelle, lié sauf exceptions, à une sur-consommation calorique. Elle affecte le bien-être physique et psychologique, menace la santé en raison de nombreuses complications, impacte qualité de vie et estime de soi. Les troubles du comportement alimentaire génèrent des troubles anxieux ou dépressifs.

L’obésité est un problème majeur dans les pays industrialisés où la sédentarité s’ajoute à la surabondance alimentaire. En France, un adulte sur deux est aujourd’hui en surpoids dont 17% en obésité, soit deux fois plus qu’il y a 30 ans. Aux USA, 40 % de la population souffre d’obésité, dont des très jeunes. Il n’y a pas encore de médicaments disponibles, efficaces et sûrs. Les médecins traitent les complications cardiovasculaires, diabète …, la chirurgie a de rares indications. Le contrôle mental du comportement alimentaire, dont les régimes, ne permet pas d’assurer une perte de poids pérenne. Il est considéré comme un facteur d’aggravation du surpoids et des troubles alimentaires.

Nos deux orateurs nous feront découvrir de possibles solutions au niveau individuel, parfois contre-intuitives, mais actives pour améliorer le comportement alimentaire. Un vrai parcours où néanmoins, dégustation, attention et plaisir ont toute leur place pour revenir à une alimentation apaisée et à un poids mieux régulé. Le changement et les attentes possibles de la part de l’Industrie agro-alimentaire et de la restauration seront également abordés lors du débat avec le public présent à l’Hôtel de l’Industrie.

Intervenants : Jean-Philippe Zermati, Pierre Chandon


26 janvier 2023 - La biométrie : réalités et fantasmes

La biométrie regroupe les techniques permettant de reconnaître automatiquement un individu à partir de ses caractéristiques physiques, biologiques, voire comportementales. Depuis plusieurs dizaines d’années les progrès de l’informatique ont permis à la biométrie de se développer que ce soit dans les systèmes identitaires (s’assurer que la personne n’a pas déjà un document d’identité avec un autre nom) que dans les systèmes de contrôle d’accès étatique (passeport) ou privé.

Dans un premier temps, la conférence fera le point sur les différents types de biométrie, leurs performances (taux de réussite, taux d’échec,…), leurs cas d’usage (identification parmi une population ou vérification d’identité) et les notions de sécurité et de confidentialité qui encadrent son emploi et son développement en France comme dans le monde.

Ensuite, à titre d’exemple d’innovation, la fabrication et le fonctionnement d’une carte de paiement intégrant un capteur d’empreinte digitale, ainsi que ses cas d’usage, seront décris par nos deux intervenants experts.

Intervenant(e)s : Sandra Cremer, Pierre Vaurès

15 décembre 2022 - Héritage de Louis Pasteur et vaccins de nouvelle génération

A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Louis Pasteur (1822-1895), qui fut membre de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale nous organisons une conférence PDSI exceptionnelle surs ses découvertes qui furent à l’origine d’une véritable révolution qui marquent encore nos années covid.

Entre la découverte de l’asymétrie moléculaire, la caractérisation des molécules du vivant et l’application des vaccins, Louis Pasteur a donné l’exemple d’une démarche scientifique exemplaire. C’est grâce à celle-ci que furent montrés le rôle des micro-organismes dans la fermentation et leur implication dans l’industrie du vin, du vinaigre et de la bière. Ses travaux sur l’origine animale des pathologies infectieuses, le rôle des vecteurs dans la transmission des germes ou encore l’environnement permettent de comprendre l’émergence des épidémies. Divers vaccins chez l’animal (charbon, rouget du porc) ou l’homme (rage) ont montré leur effet préventif ou thérapeutique sur les infections et leurs conséquences.

Une biotech française développant des vaccins de nouvelle génération contre les virus respiratoires, décrira lors de cette conférence le processus d’innovation dans les vaccins par les sociétés de biotech.

Nos deux experts intervenants répondront aux multiples questions que posent ces innovations tant du point de vue sociétal, environnemental, scientifique qu’économique et financier.

Intervenants : Patrice Debré, Alexandre Le Vert


17 novembre 2022 -Réutilisation des eaux usées : de nouvelles ressources en eau

Une sécheresse inhabituelle a sévi cet été dans nos régions, perturbant significativement nos activités et les productions agricoles en particulier. Même les transports fluviaux et les centrales nucléaires ont été impactés.

Le recyclage de l’eau douce devient un sujet crucial qui appelle des solutions alternatives. Deux sources d’eau à recycler méritent considération : les effluents urbains et les eaux industrielles. De fait, certaines activités industrielles utilisent des quantités d’eau considérables, la fabrication de la pâte à papier par exemple. Une majorité d’industriels produisant des eaux « sales » ont entrepris de les recycler. Après traitement, elles sont rejetées dans le milieu naturel.

En France, il n’est pas autorisé d’utiliser l’eau usée pour la transformer en eau potable. Cela est possible pour d’autres usages et arrosage à titre expérimental et très encadré par la loi. Selon le CEREMA, moins de 1% du volume d’eau traitée en France est réutilisé. Les installations restent très peu développées par rapport à certains pays européens, comme l’Espagne ou l’Italie.
Le 17 novembre, les nouveaux procédés mais aussi les enjeux et perspectives du traitement et de la réutilisation des eaux usées seront abordés par nos deux intervenants experts.

Les eaux usées ne devraient-elles pas constituer de nouvelles ressources en eau ? Quelle acceptabilité sociétale ? Quels investissements et conditions économiques ? Quels aspects réglementaires ? Autant de sujets à évoquer ensemble.Évènement en présentiel à l’Hôtel de l’Industrie et en live sur les réseaux sociaux

Intervenant(e)s : Laurence Muhr, Bruno Cédat
REPLAY

20 octobre 2022 - De l’astrophysique à l’imagerie de l’œil pour combattre la cécité

Dans les années 60, les astrophysiciens ont inventé une technologie capable de voir net à travers le flou de l’atmosphère : l’optique adaptative.

Depuis une vingtaine d’année, cette technologie a été reprise et adaptée pour observer les détails de la rétine, précédemment difficile à observer à cause du flou des différents constituants de l’œil (cornée, humeur aqueuse, cristallin, vitré). Grace à l’optique adaptative, il est maintenant possible d’envisager de mieux détecter et vaincre des maladies de la vision.

Après une introduction sur les similitudes entre l’observation des étoiles et celle de la rétine, Brigitte Loiseaux décrira la solution technique en terme simple : mesure du flou et correction en temps réel.

Ensuite, Nicolas Château décrira l’appareil d’imagerie que sa société a mis au point et les résultats obtenus en partenariat avec des ophtalmologistes.
La conférence expliquera tout d’abord les phénomènes physiques qui troublent les images puis les technologies qui y remédient. Enfin, les applications à l’ophtalmologie seront détaillées.

19 septembre 2022 - Addictions numériques et hyperconnexion : quelle détox possible ?

Nous assistons à une surexposition croissante de la population aux écrans, aux jeux vidéo, aux réseaux sociaux, chez les plus jeunes en particulier. La dépendance aux écrans est massive et commence de plus en plus tôt. Les Entreprises du numérique et du jeu encouragent ces hyperconnexions dans une logique de profits financiers. Cette surexposition peut avoir un impact lourd sur le développement des enfants et leur vie d’adulte, les comportements, les relations aux autres…

Quel rôle préventif et quelles actions peuvent engager les parents, l’Ecole, les entreprises, les états pour en limiter les impacts individuels et collectifs ?

Intervenants : Jean-Pol Tassin, Samuel Comblez


19 mai 2022 - Maladies dégénératives du cerveau : quelles solutions par les neurosciences ?

Intervenants : Bruno Dubois, Pierre Foulon


21 avril 2022 - Cryptomonnaies : une alternative au système monétaire actuel ?

3% de la population mondiale a déjà acheté des crypto-monnaies, profitant de la tendance… avec un objectif le souvent spéculatif sans bien mesurer la nature des investissements.

La blockchain qui a permis la création des cryptomonnaies est présentée comme une révolution technologique basée sur la transparence et une mutualisation de la confiance. Cette technologie informatique permet de stocker et d’échanger de l’information de façon vérifiable & inviolable, sans limite géographique. Ces transactions ultra-sécurisées, transparentes, infalsifiables, ont un coût infime, et ne présentent aucun risque de piratage ou de fraude.

Les crypto-monnaies sont très nombreuses aujourd’hui; la première, le Bitcoin, a vu le jour en 2008 après la crise des subprimes, comme une révolte contre le système bancaire existant. L’Ethereum, depuis 2015, offre de nouvelles et puissantes fonctionnalités, permettant d’exécuter du code informatique, et ouvrant ainsi la voie à une finance véritablement décentralisée.
S’il y a encore des limites : coût en énergie, défiance du public, interfaces complexes, et risques d’engorgement, elles se résoudront probablement un jour. Le monde prend conscience du pouvoir de la blockchain et du potentiel de la crypto-finance, qui fera sans doute partie de notre vie quotidienne dans le futur.

Mais cette technologie apporte-t-elle de véritables solutions aux enjeux de transition économique, sociétale et environnementale ?

Quelles tendances, usages et opportunités pour les institutionnels, les entreprises et les particuliers? Tentons avec nos experts de mieux comprendre ce nouvel éco-système et son devenir.

Intervenant(e)s : Xavier Lavayssière, Ambre Soubiran

17 mars 2022 - Spatial européen et start-ups dans un monde durable

Dans la compétition mondiale, le spatial européen se réveille et stimule un écosystème de start-up innovantes. Les appels à projets se multiplient. Le capital-risque se mobilise. Ces start-ups investissent tous les domaines : petits lanceurs (plus de 20 projets européens), constellations spécialisées, exploitation des données spatiales, équipements.. Tous les volets de l’activité humaine sont concernés : agriculture, climat, environnement, gestion des ressources, mobilité, santé, sécurité, défense, transactions bancaires, etc.

Comment s’organise le Cnes dans sa recherche-développement ? De quelle façon peut-il soutenir les start’up et cela sera-t-il durable ?

Intervenant(e)s : Gilles Rabin, Emmanuelle Méric, Elisa Cliquet Moreno, Sylvianne Villaudière

24 février 2022 - Les SMR, quel futur pour le nucléaire ?

Le débat sur les coûts croissant de l’énergie fait rage en ce moment, l’opposition entre les énergies renouvelables et les énergies fossiles est entrée largement dans le débat politique, tout particulièrement à l’approche des élections présidentielles.
Une nouvelle approche de l’énergie nucléaire semble modifier la donne : les SMR (Small Modular Reactors ).

En quoi ces réacteurs miniaturisés représentent une nouvelle opportunité ? , sur quel principe fonctionnent ils ? sont ils plus sûrs ? coûtent ils moins chers ?

Intervenants : Jean-Michel Ruggieri, Roland Frack, Jean Maillard

27 janvier 2022 - Transition énergétique : pourquoi ? comment ?

La transition énergétique est l’un des grands sujets de ce début d’année 2022.

Les réglementations en la matière se durcissent. Le prix de l’énergie augmente. Quelque soit le secteur d’activité d’une entreprise en France ou ailleurs, l’énergie constitue un poste de dépense important qui ne peut être négligé. Les économies d’énergie sont à rechercher alors que les besoins ne cessent d’augmenter. De plus en plus, les entreprises tendent vers un mix énergétique plus « green ». Cette tendance est poussée par la pression accrue des réglementations aussi bien au niveau de l’Union européenne, qu’en France ou même parfois par région. L’aspect sociétal accélère aussi la transition car les mentalités changent. Les consommateurs tendent à vouloir consommer mieux et plus responsable.

Il est plus que jamais nécessaire de comprendre les enjeux, d’observer les évolutions et de repérer les solutions.

Quel sera le mix énergétique 2050 ? Quelle sera la part des énergies renouvelables ? D’où viendra l’électricité ? Toutes les énergies se valent-elles ? Le gaz et le nucléaire sont-ils verts ? La transition énergétique est-elle un défi technologique ?

Comment construire des modèles énergétiques gagnants pour l’entreprise et la planète ? Sur quels critères choisir son fournisseur d’énergie ? De quelle façon les entreprises tiennent-elles compte de ces enjeux pour leurs investissements ?

Intervenants : Philippe CHARLEZ, Alexis GAZZO


16 décembre 2021 - L'exposome, une vision intégrée de l’impact de l’environnement sur le bien-être et la santé

Les polluants de l’environnement ont de nombreux effets présumés sur la santé : maladies respiratoires, métaboliques, cardiovasculaires, neurodégénératives, neurodéveloppement, fertilité, allergies, etc. Leurs effets doivent à présent être intégrés dans un cadre plus large, celui de l’étude de l’exposome qui correspond à l’ensemble des expositions (physiques, chimiques, biologiques, psychosociales) tout au long de la vie. Cette nouvelle vision des effets de l’environnement sur la santé devrait avoir des implications pratiques considérables pour la santé publique, la réglementation et la recherche dans ce domaine. Elle peut contribuer à mieux comprendre les effets du changement climatique.

L’environnement ne présente pas que des dangers. Il existe des expositions positives (espaces verts, espaces bleus) et les mesures prises pour limiter les impacts négatifs de certaines expositions peuvent avoir des effets bénéfiques de manière plus globale sur la santé.

Intervenants : Robert Barouki, Grégory Lemkine

28 octobre 2021 - Les statistiques : bien les comprendre pour mieux décider

Les statistiques sont un des éléments indispensables pour mesurer les caractéristiques d’une société et décider des actions à mener pour en améliorer le fonctionnement. Les phénomènes de société sont multifactoriels et nécessitent l’utilisation de statistiques détaillées peu compatibles avec le souci de simplification demandé par les médias. Beaucoup de simplifications, en faisant apparaître des moyennes ou en omettant les contextes et hypothèses de travail peuvent conduire à des décisions n’allant pas vers l’objectif recherché. Ces simplifications font apparaître des paradoxes, dont le plus connu est le paradoxe de Simpson. Edouard Simpson (1951) a montré qu’un phénomène observé dans plusieurs groupes peut s’inverser lorsque les groupes sont combinés. Parfois c’est le contexte qui peut changer la fiabilité des interprétations d’un résultat de tests médicaux.

Loin d’être une affaire de spécialiste, nous pouvons tous être confrontés à ces paradoxes. À titre d’exemple :

  • Pourquoi un traitement A semble meilleur que B pour l’ensemble des patients alors que si on sépare ces patients en deux populations le traitement B paraît le meilleur ?
  • Pourquoi les chances de réussites hommes/femmes à des examens d’université semblent s’inverser si on regarde discipline par discipline et non pas en global ?
  • Pourquoi un test de dépistage médical de très bonnes performances intrinsèques, sensibilité et spécificité supérieures à 95%, peut dans certains cas n’avoir, en réalité, qu’une fiabilité largement inférieure à 50% (pile ou face) ?


L’exposé sera tout d’abord consacré à la description de ces paradoxes, leurs explications et la façon de s’en prémunir. Ensuite sera expliqué comment une société de mesures statistiques prend en compte ces paradoxes et quels encadrements doivent être faits dans la communication des résultats afin de ne pas entraîner de simplification et de fausses interprétations.


Intervenant(e)s : Avner BAR-HEN, Aurélie Vanheuverzwyn

30 septembre 2021 - Cybersécurité : Quel futur pour le pilotage des risques croissants de cyberattaques?

La cybersécurité est l’affaire de tous, chacun peut être piégé comme nous le rappelle trop souvent l’actualité.

Les nouvelles technologies nous sont devenues indispensables aujourd’hui pour communiquer, commercer, travailler. Elles nous exposent cependant à des risques majeurs quand elles sont utilisées par certains de façon malveillante pour escroquer, déstabiliser ou accéder illégalement à des données confidentielles et sensibles.

Nos ordinateurs, nos téléphones, objets connectés…sont la cible de voyous de l’informatique. Ces hackers font peser une menace croissante sur notre vie privée, nos entreprises , nos états.

La Guerre cyber en se déployant n’épargne personne, pas même nos hôpitaux. Les états doivent réglementer ce secteur opaque pour protéger nos Sociétés des hackers, souvent organisés en réseaux et difficiles à démasquer.

Chaque entreprise ou organisation publique ou privée, cible potentielle d’attaques, se voit contrainte de renforcer au plus vite ses défenses.

C’est tout l’enjeu de la Cybersécurité.

Intervenant(e)s : Nicolas Arpagian, Maxime Cartan, Catherine Le Louarn


17 juin 2021 - Réparer le cerveau avec les interfaces cerveau - machine : Réalités et limites

• Une interface cerveau-machine (ICM) désigne un moyen de communication utilisant l’activité cérébrale. Sa mise en œuvre est indépendante des nerfs périphériques et des muscles. Le but consiste à fournir au cerveau, pour compenser une fonction défaillante, un autre intermédiaire de communication sous contrôle de l’utilisateur. L’objectif est de permettre a des patients souffrant de handicaps majeurs de retrouver, après apprentissage, une certaine autonomie.

Certains ICM, dits de lecture, décryptent l’activité neuronale pour agir sur un dispositif (curseur, fauteuil roulant…). Il sera fait référence à quelques exemples : exosquelette dans le cas de tétraplégie ; épeleur de mots pour communiquer avec un sujet porteur d’un syndrome d’enfermement ; neurofeedback dans le traitement du trouble de l’attention avec hyperactivité ; bras robotique après amputation…
D’autres ICM, dits d’écriture, font appel à la stimulation électrique pour transmettre un signal au cerveau. On évoquera les implants rétiniens pour restaurer la vision et la stimulation des circuits locomoteurs spinaux pour recréer une marche volontaire chez le paraplégique.
Si un champ de nouvelles perspectives thérapeutiques s’ouvre, plusieurs défis doivent être affrontés : mieux connaître les réseaux neuronaux complexes impliqués, développer la détection des signaux neuronaux avec des électrodes plus fines, plus résistantes et assemblées dans des matrices en positionnant un très grand nombre à la surface du cortex, progresser dans le domaine de l’informatique et de l’analyse des données.

Ces défis et les questions posées par les innovations en cours seront abordés par nos deux experts de la Faculté de Médecine de Bordeaux et de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, qui interviendront en ouverture de cette visio-conférence, puis en débattront avec les participants. Nous verrons notamment combien toutes ces techniques soulèvent des problèmes éthiques liés à la personne humaine, notamment de préserver le caractère personnel de l’activité neuronale, de refuser toute coercition vis-à-vis du patient, et d’optimiser des dispositifs sauvegardant son pouvoir de décider.

Un rapport de l’Académie nationale de médecine recommande un soutien public en faveur de la recherche académique et des start-ups, la création d’une structure de mise en réseau des unités de recherche travaillant dans le domaine, le refus d’une autocratie permise par le développement du numérique. Retrouvez le document ici.

20 mai 2021 - Les polymères se réinventent sans cesse, quel avenir pour les plastiques

Les « plastiques » sont partout dans notre quotidien et il est bien difficile de nous en passer. Quelles sont les évolutions en cours au regard de leurs spécificités, des usages et des enjeux industriels et économiques ?

Nous savons que ce sont le plus souvent des matériaux polymères issus de la pétrochimie (portes et fenêtres en PVC, mobilier, électroménager, vêtements, polyester renforcé fibres de verre, emballages en tout genre…).

En offrant un plus large spectre de mises en œuvre et d’utilisations, ils remplacent ou viennent en complément de matériaux macromoléculaires issus du monde vivant (bois, fibres végétales ou animales, caoutchouc, cornes…).

Spécificités des polymères…quelles nouvelles vies ?

Les polymères ont aussi conquis des applications spécifiques dans les domaines de la cosmétique, de la santé, du sport et des transports… Ils offrent déjà de multiples propriétés thermomécaniques, mais tout est loin d’être connu et utilisé, par exemple en associant les propriétés de 2 polymères différents grâce à des compatibilisants, ou en utilisant des charges minérales adaptées.

L’évolution n’est donc pas terminée et de nouvelles vies s’ouvrent aux matériaux à base de polymères. C’est ce que présentera le professeur Jean-François Gérard (CNRS) en ouverture de cette conférence.
Biodégradation, reçyclage et fin de vie…est-ce possible ?

Leur accumulation dans nos sociétés pose un problème de « fin de vie ». Presque tous sont combustibles et donc valorisables comme tels. Un peu de sens civique permet d’éviter facilement la présence de déchets « plastiques » dans l’environnement. Leur biodégradation, leur recyclage en tant que matériaux sont des sujets de recherche et d’études, et de réalisations industrielles. Cela concerne principalement les élastomères (pneumatiques), les fibres (tissus), les emballages et les films. Des progrès récents en vue de leur dégradation enzymatique ouvrent des voies pour une récupération des monomères et leur réutilisation. C’est un des sujets qui sera présenté par le professeur Alain Marty (société Carbios) en deuxième intervention de cette conférence, afin d’ouvrir le débat avec les participants.

Intervenants : Jean-François Gerard, Alain Marty


15 avril 2021 - Le hasard : comment agit-il sur nos vies ?

Le Larousse définit le hasard comme « puissance considérée comme la cause d’évènements apparemment fortuits ou inexplicables ». Bien connue en science pour être un élément fondamental de nombreuses théories (darwinisme, physique quantique), le hasard est le sujet de nombreux paradoxes, en premier lieu celui qu’il n’existerait pas !

Afin de lever certaines ambiguïtés, nous tenterons de donner une définition du hasard et d’expliquer comment on peut le générer, le mesurer, et l’étudier rigoureusement, avec des retombées dans des disciplines aussi diverses que l’astronomie et les jeux de hasard. Nous explorerons également le rapport de l’homme au hasard, ses difficultés à le générer ou à le percevoir impartialement, et ses façons de l’exploiter dans le cadre d’une économie innovante et responsable.
À l’aide d’exemples pratiques, plusieurs questions seront abordées :

  • Comment est-il possible de générer le hasard ?
  • Le hasard est-il toujours homogène ?
  • Comment mesurer et spécifier différentes formes de hasard ?
  • Est-il possible de vérifier que des événements sont le fruit du hasard ?
  • L’incertitude du jeu de dés est-elle due au hasard ou à l’impossibilité de prévoir le résultat à cause d’un trop grand nombre de paramètres ?

Intervenants : Raphaël Lachièze, Patrick Buffard 

18 mars 2021 - Les microbes au service de la production végétale… et de l’économie ?

Comment nourrir 10 milliards, 20 milliards d’habitants sur notre planète ?
La réponse courante se trouve dans l’utilisation de fertilisants chimiques. Malheureusement ceux-ci ne sont pas tous sans incidence sur notre environnement et notre santé.Or d’autres moyens se font jour, notamment ceux utilisant les progrès de la connaissance des plantes et de leur mode de croissance en milieu naturel, pour offrir une alternative à l’utilisation de produits chimiques.

Dans ce domaine, l’émergence du rôle des microbes dans la physiologie de l’homme, a braqué le projecteur sur les microbiotes, et leur utilisation en santé. Mais les plantes ont aussi des champignons et bactéries associés à leurs organes qui contribuent à leurs fonctions. L’un des aspects les mieux connus est le rôle des champignons du sol dans la nutrition de 90% des plantes. Ceux-ci échangent de l’eau et des sels minéraux collectés dans le sol contre du sucre issu de la plante. Cette association, appelée mycorhize, est réciproquement vitale et elle explique, par exemple, le lien des truffes ou des cèpes aux arbres.

Dans la perspective d’une agriculture à bas intrant, l’utilisation de mycorhizes est prometteuse mais leur développement se heurte à des pratiques répandues peu compatibles (labour, certains intrants). La question de la qualité des inoculums, déjà disponibles dans le commerce, est également posée, avec une préférence pour des inoculums locaux. Surtout, la mycorhize a des rôles de protection contre les agresseurs et les parasites, et son influence s’étend dans la plante bien au-delà de la racine, par exemple dans la physiologie des feuilles ou des fruits. Ces aspects phytosanitaires peuvent limiter les applications de pesticides, tandis que l’effet physiologique peut jouer sur la qualité du produit agricole.


Intervenant(e)s : Marc-André Selosse, Mathilde Clément


25 février 2021 - Biomarqueurs du vieillissement normal ou pathologique :  Les progrès actuels et futurs de la filière santé

Le vieillissement humain est un processus inéluctable. En raison de son hétérogénéité individuelle il ne peut être mesuré seulement par l’âge chronologique, celui ci étant souvent différent de l’âge biologique et de l’âge fonctionnel d’où l’intérêt d’identifier les bio marqueurs du vieillissement pour permettre :

  • d’identifier les personnes à risques de vieillissement pathologique : déclin accéléré, maladies, ou dépendance dans la vie quotidienne
  • de proposer des interventions générales ou ciblées sur ces facteurs de risques pour éviter ou retarder l’apparition ou l’aggravation des troubles et augmenter la qualité de vie lors du vieillissement
  • de faciliter l’évaluation de ses interventions.

Il est important donc de déterminer :

  • Sur quels bio marqueurs contribuant au bien vieillir on peut agir?
  • Quelles sont les priorités de la recherche et l’apport de l’auto déclaration des symptômes par les patients ?
  • Quelle est La place de la e-santé pour optimiser recherche et travaux sur les bio marqueurs du vieillissement ?
  • Qu’elle part donner à la collecte et a l’analyse éthique des données de vie pour optimiser le parcours de soins ?


Intervenant(e)s : Professeur Jean-Pierre Michel, Docteur Fabrice Denis, Marie Dewavrin, Catherine Le Louarn


17 décembre 2020 - Insectes : Aliments du Futur ?

Avec l’accroissement de la population mondiale qui concerne surtout les pays en développement (évaluée à 7,6 milliards d’habitants aujourd’hui, 9,8 milliards en 2050), on estime que la demande mondiale en protéines animales (lait, œufs, viandes) va s’accroître de 100% d’ici l’an 2050, du fait de l’accession à la classe moyenne de centaines de millions de ménages sortis de la pauvreté dans les pays émergents.

La consommation de viande subit une évolution aux implications multiples (importantes variations selon le pays, évolution différente selon les espèces consommées, tendances sociétales à l’encontre de la consommation de viande, crises sanitaires). Il en est de même pour le lait et les produits laitiers, les œufs et les ovoproduits, les poissons, voire les insectes.

Face à ces enjeux, il importe d’assurer partout dans le monde une plus grande valorisation des denrées alimentaires d’origine animale en diversifiant les apports en protéines, notamment avec l’entomophagie. Si les insectes représentent un apport non négligeable dans l’alimentation animale, notamment chez les volailles, leur utilisation en alimentation humaine est encore limitée en Europe face aux conditions sanitaires requises pour ce type d’aliment pourtant consommé dans de nombreux pays.

Dans ce contexte, les consommateurs sont-ils prêts à évoluer ? Les industriels préparent-ils une nouvelle révolution des pratiques tenant compte des transitions dans ce secteur économique ?

Intervenants : Jeanne Brugère-Picoux, Jean-Gabriel Levon


19 novembre 2020 - Économies d'énergie et développement du numérique, une équation insoluble ?

Intervenant(e)s : Françoise Berthoud, François Sterin


22 octobre 2020 - Les diabètes, un défi médical et sociétal pour les dix ans à venir

Ce qui est appelé diabète correspond à des maladies très différentes, dont deux principales ont un impact majeur en termes de santé publique: le diabète de type 1 parce qu’il débute le plus souvent dans l’enfance et ne bénéficie actuellement d’aucun traitement à visée curative ; le diabète de type 2 parce que ses complications ont un impact médical majeur. On parle d’épidémie mondiale des diabètes de type 2.

Mais l’incidence du diabète de type 1 augmente également dans toutes les populations qui ont été analysées dans le monde. Les deux maladies se caractérisent par l’absence de cause identifiable, du moins unique, en faisant des maladies multifactorielles, et par leur survenue sur un terrain génétique multigénique. Ces deux particularités distinguent ces deux principales formes de diabète de nombreuses maladies qui ont largement occupé la médecine du XXe siècle : des maladies ayant une cause et un traitement défini.

En cela, ces deux formes de diabètes illustrent un enjeu majeur de la médecine des 10 ans à venir, celui des maladies chroniques non-transmissibles. Elles posent des problèmes diagnostiques et de classification nosologique des différentes formes qu’elles recouvrent. Les diabètes aussi bien de type 1 que de type 2 sont des entités hétérogènes dont le démembrement sera nécessaire à une médecine personnalisée. Elles sont aussi un enjeu thérapeutique. A ces maladies qui n’ont pas de traitement curatif, la médecine devra opposer l’invention de nouvelles stratégies thérapeutiques dont l’enjeu est leur prévention.

IntervenantsChristian Boitard, Marc JULIEN


17 septembre 2020 - Vie et mort des épidémies, perspective historique et réaction des économies

Sous l’appellation généraliste d’épidémie se cachent en réalité plusieurs types de maladies, toutes aux origines variées. Elles peuvent provenir, entre autres, de la transmission d’un microbe, d’une piqûre ou d’une morsure d’un animal. Nous verrons en détail les causes des épidémies pour améliorer notre compréhension de ce sujet.

Les grandes épidémies de l’Histoire ont considérablement modifié la géopolitique et l’économie de régions entières qui ont dû évoluer pour continuer d’exister. Aujourd’hui, que ce soit à l’échelle nationale ou mondiale, la crise sanitaire a mis en grande difficulté l’industrie et ses multiples filières qui veillent à s’adapter. Nous échangerons sur les priorités et enjeux de réindustrialisation pour faire face aux défis de la pandémie et pouvoir mettre en place des plans de relance durable.

Le cycle de conférence mensuel est co-organisé parla Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, l’Association Française pour l’Avancement des Sciences (AFAS), la Société des Ingénieurs et scientifiques de France Ile-de-France, l’association Bernard Gregory, avec le soutien du collectif MR, et du collectif étudiant Pour un Réveil Écologique.

IntervenantsPatrice Debré, Stanislas Pottier


9 juillet 2020 - Hommes et abeilles : une cohabitation nécessaire et exigeante

IntervenantsAndré Fougeroux, Arnaud Montebourg

23 juin 2020 - Le verre, un matériau extraordinaire, des procédés étonnants

Intervenant(e)s : Didier Roux, Isabelle Reiher


27 février 2020 - Symbiose et coopération pour une forêt résiliente

Intervenant : Francis Martin

23 janvier 2020 - Babel 2.0. Où va la traduction automatique ?

Intervenant : Thierry Poibeau

Table des matières

Jean-Pierre PLONQUET

Vice-Président

Vice-Président de la Société d’Encouragement de l’Industrie Nationale et membre du Comité Agriculture et Industries Agroalimentaires
Entrepreneur Agri Tech, Green Shield Technology
Ingénieur INSA Lyon – Discipline Informatique

Une première partie de carrière au sein de grands groupes – TOTAL (4ans), GENERALI (8 ans), SWISSLIFE (16 ans) – donc principalement dans le monde de l’assurance, sur des postes de direction dans les domaines de l’informatique, de l’organisation, du pilotage stratégique et financier, de gestion et relation clients & réseaux de distribution.

Depuis 2015, construction progressive d’une 2ème carrière, tournée vers l’entrepreneuriat :

  • – DG de Green Shield Technology, startup AgriTech, ayant pour ambition d’aider à la transition vers une agriculture végétale durable, via des solutions 100% technologiques devant permettre une diminution importante et pilotée de l’usage des intrants (herbicide, pesticide, fongicide) et la lutte contre les bioagresseurs. A ce titre, membre tout récent du comité Agriculture et industrie Agroalimentaire de la Société d’Encouragement
  • Création et développement d’un cabinet de courtage assurance pour TPE PME STARTUP d’une société d’import de produits d’artisanat japonais.

Président

HEC, docteur d’Etat en sciences économiques, membre de plusieurs cabinets ministériels, de Gérard Longuet au Ministère de l’Industrie à Gilles de Robien au Ministère de l’Equipement, Olivier Mousson poursuit son engagement envers l’industrie française en tant que conseiller maître à la Cour des Comptes et à travers la présidence de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale depuis 2011.

Il est également Conseiller régional en région Ile-de-France.