Louis Benjamin FRANCOEUR (1773-1849)
Mathématicien, universitaire, académicien des Sciences, vice-président de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale
L’auteur et la date de ce tableau ne sont pas connus.
D’après le cartel placé sur le cadre, ce tableau a été offert par sa veuve à la Société d’encouragement, donc en 1850 ou à une date légèrement postérieure. Il ne fait donc pas partie de la même série que les précédents.
Né dans une famille de musiciens, il suit des études classiques avant de servir dans l’armée pendant la période de la Terreur. Il intègre ensuite l’École polytechnique dès sa fondation. Grâce au soutien de Prony et Monge, il devient répétiteur, puis professeur au lycée Charlemagne. En 1809, il rejoint la faculté des sciences de Paris, récemment ouverte. Il consacre alors ses recherches à l’algèbre et à la mécanique théorique. Passionné par les applications concrètes, il développe la géodésie, science de la mesure et de la représentation des espaces. En 1835, il publie un ouvrage de référence sur le sujet.
Promoteur en France de la technologie conçue par Johann Beckmann en 1806, il considère cette discipline comme une analyse rationnelle des techniques. En 1833, il publie les Éléments de technologie. Il participe aussi à la création du Dictionnaire technologique, une vaste entreprise éditoriale conduite entre 1822 et 1835 avec Christian, directeur du Conservatoire. En 1842, il entre à l’Académie des Sciences. Philanthrope convaincu, il contribue à la fondation de la Société pour l’enseignement élémentaire en 1815, aux côtés de plusieurs membres de la Société d’encouragement. Il y met en place des méthodes innovantes d’enseignement mutuel du calcul et du dessin.
À partir de 1817, il siège au comité de mécanique de la Société. Il y aborde des sujets variés, allant de la mécanique générale à l’étude des instruments de musique, domaine qu’il connaît aussi par la pratique. En 1839, il est nommé vice-président de la Société et conserve cette fonction jusqu’en 1845.

















